Tunisie:Par Amine Ben Gamra ,Projet LF2021: un rééquilibrage budgétaire qui réduit les dépenses improductives et protège l’investissement public s’avère plus durable et a plus de chances de conduire à une accélération de la croissance

  • 21 octobre 2020 / Analyses / 123 / ABI 1


Tunisie:Par Amine Ben Gamra ,Projet LF2021: un rééquilibrage budgétaire qui réduit les dépenses improductives et protège l’investissement public s’avère plus durable et a plus de chances de conduire à une accélération de la croissance

Le projet LF prévoit pour 2021, une enveloppe de dépenses publiques de 41,016 milliards de dinars (susceptibles d’être révisées à la hausse suite au glissement du dinar et d’une probable hausse du prix de baril). La majorité de ces dépenses seront employées pour le paiement des salaires et pour le remboursement de la dette publique.

Les recettes de l’Etat pour l’exercice 2021 sont estimées à 33,009 milliards de dinars. Ce projet de la loi des finances prévoit, par ailleurs, un déficit du budget pour l’année 2021 de 8,007 milliards de dinars.

Les dettes publiques, extérieures et intérieures sont estimées à 19,508 milliards de dinars? ce qui représente presque 60% des ressources attendues du budget de l’Etat.

Ainsi, la dette extérieure nette de la Tunisie atteindra 90% du PIB en 2021 suite principalement au poids des salaires de la fonction publique qui aggrave considérablement le déficit budgétaire et augmente significativement le besoin des financements extérieurs.

Face à cette situation, l’investissement est le levier qui peut aider à faire bouger l’économie. Mais comment procéder lorsque les salaires de l’État absorbent plus que  50% du budget tandis que le budget d’investissement, clé de la croissance, est dérisoire.

Avec cette situation on ne pourra jamais sortir de la crise.

On ne peut réaliser la relance économique que via le rééquilibrage budgétaire qui réduit les dépenses improductives et protège l’investissement public. Cela s’avère plus durable et a plus de chances de conduire à une accélération de la croissance plutôt qu’essayer chaque année d’accroître les recettes fiscales pour combler le déficit budgétaire entrain de s’aggraver d’une année à une autre.

Amine BEN GAMRA – Expert Comptable – Commissaire Aux Comptes – Membre de l’Ordre des Experts Comptable de Tunisie.


source: tunisienumerique.com

Analyste: Amine BEN GAMRA

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