Côte d’Ivoire :Entrepreneuriat , Un forum économique pour mieux évaluer les capacités des femmes

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  • 06 octobre 2020 06h55 | Côte d’Ivoire


Côte d’Ivoire :Entrepreneuriat , Un forum économique pour mieux évaluer les capacités des femmes

« Femmes entrepreneures : Défis et perspectives ». C’est le thème du Forum économique organisé par la Fondation Konrad Adenauer en partenariat avec Empow’her, une Ong qui travaille dans l’entrepreneuriat féminin. C’était sous la présidence de la ministre de la Femme, de la Famille et l’Enfant.

Ce forum qui s’est tenu le 6 octobre, a démarré par des travaux d’atelier, la veille, autour de différentes thématiques. Notamment, ‘’Les défis de l’entrepreneuriat’’ ; ‘’Les solutions pour améliorer l’entrepreneuriat féminin’’...

Pour la Représentante résidente adjointe de la Fondation Konrad Adenauer, Katharina Hopp, le forum économique est devenu une marque de la fondation. « C’est une série d’évènements qu’on organise chaque année, avec différents partenaires, sur différentes thématiques ».

Le thème de ce forum, selon elle, invite à porter la réflexion sur l’amélioration de l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire. « On constate qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de femmes entrepreneures. Et celles qui s’y aventurent font face à plusieurs défis très structurés. La Côte d’Ivoire a besoin de femmes entrepreneures pour bouger les lignes et contribuer à accroître le taux du Produit intérieur brut (Pib) », explique la Représentante résidente adjointe de la Fondation allemande.

De l’avis de Chloé Roncajalo, directrice d’Empow’her Côte d’Ivoire, si les femmes entrepreneures ont les mêmes chances que les hommes entrepreneurs, elles contribueront à augmenter de 26% leur part dans le Produit intérieur brut (Pib).

C’est pourquoi, dit-elle, son Ong s’est assignée pour mission de soutenir les femmes afin qu’elles deviennent actrices de leur propre communauté. Car sans réel soutien, l’entrepreneuriat féminin, à l’entendre, va sombrer dans la précarité.

Selon Marguerite Yoli-Bi Koné, conseillère technique, représentant la ministre de la Femme, de la Famille et l’Enfant, Ly-Ramata Bakayoko, le thème de cette rencontre est en droite ligne avec la conception que son ministère se fait de l’autonomisation de la femme. Ajoutant que les questions sur lesquelles les femmes ont travaillé, lors des travaux en atelier, étaient bien ciblées y compris les recommandations.

« Elles ont travaillé aussi bien sur des femmes entrepreneures que sur les droits et la protection des femmes. En effet, l’autonomisation de la femme couvre les domaines politique, socio-économique et culturel ... », fait-elle remarquer. Avant de confier que tous les spécialistes de l’économie sont unanimes pour reconnaître qu’aucun développement n’est possible sans la pleine participation de la femme, a-t-elle relayé.

Au regard de la Constitution de 2016 qui a consacré 12 articles à la promotion et à la protection de la femme, de la loi de 2019 relative à la prise en compte du quota pour améliorer le taux de participation des femmes y compris la loi de juin 2019 sur la succession, la minorité, l’affiliation et le mariage, Marguerite Yoli-Bi Koné avoue que la Côte d’Ivoire a fait un bond qualitatif. Ce, en termes d’amélioration de la législation sur les instruments de protection des couches les plus vulnérables.




source: fratmat.info

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