Tunisie:Démarrage d’activité du Fonds tunisien de l’investissement (FTI)



Tunisie:Démarrage d’activité du Fonds tunisien de l’investissement (FTI)

Le démarrage d’activité du Fonds tunisien de l’investissement (FTI) consolidera la chaîne de gouvernance du système d’investissement en Tunisie. Selon le président de l’Association Tunisienne des Investisseurs en Capital « ATIC », Mohamed Salah Frad. Et ce dans une déclaration à l’Agence TAP.

En effet, le FTI englobe aussi le Conseil supérieur de l’Investissement et l’Instance Tunisienne de l’Investissement. Le démarrage des activités  a eu lieu hier, 28 août 2020.

Par ailleurs, le Fonds tunisien de l’investissement est un fonds de fonds destiné à soutenir l’investissement et la création d’entreprises. Et ce à travers le déblocage de primes et d’incitations financières aux entreprises économiques et la souscription dans les fonds communs de placement, les fonds de capital risque et les fonds d’amorçage d’une manière directe ou indirecte. A-t-il ajouté samedi, en marge d’une rencontre sur « Les enjeux, défis et opportunités Post Covid pour des PME tunisiennes».

En effet, la gestion des ressources de ce fonds se fera conformément, aux priorités nationales de développement et sous le contrôle d’une commission de surveillance, présidée par le ministre chargé de l’investissement. Précise-t-il lors de cette rencontre organisée, samedi à Sousse,  par l’Association Tunisienne pour la promotion de la culture financière (ATCF).

De la nécessité de changer le modèle économique

En guise de solutions aux difficultés générées par la crise de Covid 19, Frad a appelé les entreprises à s’orienter vers les sociétés d’investissement pour le financement de leurs projets et la mobilisation de fonds propres de long terme et à limiter le recours au financement bancaire classique qui a montré ses limites.

Il a, par ailleurs, plaidé pour le changement du modèle économique suite à la crise de covid-19. Ce changement doit se faire  vers le renforcement de la coopération entre les entreprises économiques. Et ce  à travers la formation de groupements économiques capables de s’internationaliser.

Il a, en outre,  souligné l’importance de poursuivre la digitalisation de l’économie toute entière et de  généraliser les systèmes de signature et de paiement électroniques, afin de récupérer l’argent qui circule dans l’économie parallèle et de le réinvestir dans des projets structurants.


source: l'économiste maghrébin

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