SENEGAL;L’UE arme pasteurs et agro-pasteurs



SENEGAL;L’UE arme pasteurs et agro-pasteurs
Deux projets structurants en matière d’adaptation au changement climatique pour améliorer la productivité des ménages pastoraux dans le Sahel pour 4 ans sont opérationnels. Les responsables ont fait face à la presse hier, mercredi 21 octobre pour décliner les contours desdits projets.
 
L es changements climatiques ne cessent d’impacter durement le vécu des populations. Un mal vivre qui nécessite de nouvelles approches aux fins de se tirer d’affaire. C’est en réponse à ce besoin qu’un projet de recherche et de développement en soutien à l’innovation pour la résilience des éleveurs pastoraux et agropastoraux dans les pays sahéliens du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) a été mis place. Il s’agit des projets ABEE et CASSECS.

Pour le premier cité: «ce sont quelques 40.000 petits exploitants du Sénégal, du Burkina Faso et du Niger qui vont directement tirer profit des retombées du projet de renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en amélioration des plantes pour le développement de la culture résiliente répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest Abee», a indiqué mercredi à Dakar, Ousmane Ndoye, son coordonnateur.

Selon lui, ledit projet vise à mettre en œuvre une approche mieux coordonnée en sélection variétale dans ces pays, en plaçant des sélectionneurs de cinq spéculations cibles, à savoir l’arachide, le niébé, le sorgho, le fonio et le mil, provenant de ces pays au cœur de l’action pour améliorer, moderniser leurs pratiques de sélection et mieux identifier les demandes du marché». Quant au second projet, il porte sur la problématique du changement climatique dans les systèmes d’élevage agro-sylvo-pastoraux sahéliens. Il mobilisera les acquis du dispositif de recherche et d’enseignement en partenariat avec le «Pôle Pastoralisme et Zones Sèches» (dP PPZS).

Selon El Hadji Traoré coordonnateur dudit projet et non moins directeur scientifique de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) de façon spécifique dira  : «Ce projet se charge d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre par les animaux, particulièrement par les ruminants dans le sahel. Donc, un projet important qui a pour objectif de changer la perception négative que l’on a de façon mondiale sur les ovins, bovins, caprins et camelins qui sont des troupeaux nocifs. Autrement dit amener les gens à faire un élevage moins pollueur. Ce qui permettrait à la fin du projet d’avoir des référentiels sur lesquels, il faut s’appuyer pour comprendre de façon exacte les émissions des gaz à effet de serre par nos animaux.

source: sudonline.sn

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