SENEGAL:DIAGNOSTIC DU SECTEUR PRIVÉ, Soutenir la croissance dans un environnement incertain (Document)



SENEGAL:DIAGNOSTIC DU SECTEUR PRIVÉ, Soutenir la croissance dans un environnement incertain (Document)

La forte croissance économique du Sénégal depuis 2014 représente un tournant positif
par rapport à la croissance relativement faible enregistrée depuis l’indépendance.
L’année dernière, en 2019, le Sénégal a franchi le seuil requis pour devenir un pays à
revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Le pays reste, toutefois, confronté à des
défis dans les domaines de la réduction de la pauvreté et du chômage.
Un défi supplémentaire a été créé par la pandémie de coronavirus (COVID-19) qui a
atteint le Sénégal début mars 2020. En réponse, le gouvernement du Sénégal a pris des
mesures fortes pour contenir la propagation du virus. Début mars 2020, il a déclaré
l’état d’urgence, suspendu les voyages aériens et fermé les frontières. Pour assurer la
distanciation sociale, le gouvernement a fermé les lieux de divertissement, religieux et
éducatifs, des événements publics ont été annulés, les rassemblements publics interdit et
un couvre-feu nocturne a été imposé.
En outre, le gouvernement met en œuvre un plan global pour soutenir la population
et l’économie. Celui-ci est estimé à environ 7 pour cent du PIB, selon le COVID-19
Policy Tracker du FMI. Le plan s’articule autour de: (i) l’amélioration du système de
santé, (ii) le renforcement de la protection sociale, (iii) la sécurisation des achats et de
la distribution de produits clés (par exemple des produits alimentaires et médicaux), et
(iv) la stabilisation de l’économie et du système financier.
Pourtant, malgré ces mesures importantes, l’économie et le secteur privé souffrent
de la crise. Le Sénégal est exposé au choc COVID-19 à travers des canaux de
transmission externes et nationaux. Au plan externe, les perturbations dans les chaînes
d’approvisionnement internationales et une demande plus faible sur les principaux
marchés d’exportation affecteront les performances à l’exportation, en particulier
les services liés au tourisme et aux transports. Les effets sur les termes de l’échange
devraient être favorables étant donné que le Sénégal est un importateur net de pétrole
et un exportateur d’or. En même temps, une chute des envois de fonds de migrant
devrait augmenter le déficit du compte courant et affaiblir la consommation privée.
Au niveau national, les mesures de confinement et d’atténuation ont perturbé l’activité
économique – notamment dans les services. En outre, le capital privé est susceptible de
rechercher des actifs refuges plus sûrs face à une incertitude et à une volatilité accrues
(Banque mondiale 2020b).
Il est encore trop tôt pour évaluer l’impact détaillé de cette épidémie, et ce n’est pas
l’objectif de ce rapport. Cependant, après la crise, il sera d’une importance capitale
que le Sénégal trouve des moyens innovants pour relancer et soutenir la croissance
économique, (re)créer plus d’emplois et offrir de nouvelles perspectives à sa population.
L’un des axes à suivre devra être le renforcement du rôle du secteur privé dans
l’économie et le développement d’opportunités d’investissement qui généreront la
croissance et l’emploi nécessaires. Ce Diagnostic du Secteur Privé au Sénégal porte donc
sur la manière dont le Sénégal peut mettre en place des mesures structurelles post-crise
COVID-19 qui tiennent compte de l’évolution du paysage économique dans lequel de
nouvelles découvertes de pétrole et de gaz font désormais partie du futur du pays.

 

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source: econews.sn

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