Sénégal:Base logistique pétrolière du port de Dakar , La convention de concession signée avant fin novembre



Sénégal:Base logistique pétrolière du port de Dakar , La convention de concession signée avant fin novembre

En perspective de l’exploitation pétrolière et gazière, une base logistique de soutien aux plateformes d’exploitation en mer sera installée au Port autonome de Dakar. La concession a été attribuée à un consortium 100 % sénégalais constitué d’une vingtaine d’entreprises réunies autour de sept groupements. La convention de concession entre le Pad et le consortium qui portera le nom de «Coseni» devrait intervenir avant la fin du mois de novembre, selon les autorités portuaires.

Consortium sénégalais d’investissement, en acronyme «Coseni», c’est le nom que va porter la société concessionnaire de la base de support logistique aux activités pétrolières et gazières au Sénégal. Et avant fin novembre, la convention liant le Port autonome de Dakar et ce consortium 100 % sénégalais devrait être signée, apprend-t-on des autorités portuaires. «Nous avons prévu, avant la fin du mois de novembre, de signer la convention de concession. C’est une convention de longue durée, entre 15 et 25 ans. Nous avons déjà élaboré le projet que nous avons transmis à nos partenaires pour qu’ils le fassent étudier. L’ensemble des plans leur a été également envoyé. Nous tenons régulièrement des réunions. C’est une première expérience, il faut y aller avec prudence.Le consortium a mis en place une équipe très dynamique qui est en train de rassembler l’ensemble de efforts des parties pour pouvoir mettre en place une structure fiable, dynamique et qui sera le client du port», soutient Elhadji Meïssa Mbaye, conseiller technique du directeur général du Pad et chargé du projet de mise en place de la base logistique pétrolière au port.

En perspective de l’exploitation pétrolière et gazière, une base logistique de soutien aux plateformes d’exploitation en mer sera installée au môle 1, aux postes 12-13-14, sur trois hectares. Elle sera le terminal de départ et d’arrivée (sauf le pétrole et le gaz issu de l’exploitation), de tout ce que les plateformes pétrolières et gazières en mer auront besoin. «Les plateformes sont des villes vivantes avec des activités en continue. Elles auront besoin de certains services. Donc, tout ce qui est avitaillement, équipement, superstructure, nourriture, bunker et hydrocarbure partira de la base vers les plateformes», ajoute M. Mbaye.

Étant donné que les plateformes de British Petroleum (Bp)opérant sur le gisement gazier Gta/Ahmeyim sont situées au nord de Saint-Louis, à 172 km des côtes, et celles de Woodside exploitant le champ pétrolier Sangomar vers Kayarest moins loin, il pourrait, d’après lui, y avoir entre deux à trois rotations de navires par jour qui vont de la base aux plateformes. «Cette base sera le pendant terrestre des plateformes en mer», précise le Dg du Port autonome de Dakar, Aboubacar Sedikh Bèye. L’installation sur la base logistique pétrolière se fera en trois phases. «Pour la première phase, le consortium peut démarrer sur 10000 m2 (1 ha)qu’il n’aura qu’à nettoyer, installer les équipements et commencer à opérer», indique Elhadji Meïssa Mbaye.

La concession a été attribuée à un consortium 100 % sénégalais constitué d’une vingtaine d’entreprises réunies autour de sept groupements, lesquels sont, à quelques exceptions près, des opérateurs portuaires déjà présents sur la plateforme portuaire de Dakar. Aux yeux du conseiller technique du Dg du Pad, c’est un avantage. «C’est des gens qui connaissent le secteur et ils seront dans leur métier traditionnel. Un port, naturellement, c’est recevoir un navire, le manutentionner, stocker la marchandise et assurer les services connexes. Les opérateurs le faisaient déjà, et c’est exactement ce qui se fera sur la base logistique pétrolière. À part que, cette fois-ci, ce ne sera pas du riz ou du maïs qu’ils vont manutentionner, mais des produits spécifiques comme les boues actives pour les forages, la tuyauterie…», explique-t-il.

Concrétisation du contenu local

La concession de la base logistique a fait l’objet de beaucoup de convoitises. Ainsi, lorsque l’appel à manifestation d’intérêt a été lancé, sept groupements se sont signalés. Au départ, l’adjudicataire devait être constitué de 60 % de capitaux sénégalais et 40 % de capitaux étrangers. En cours du processus, le Président de la République a instruit Directeur Aboubacar Sedikh Bèye de changer de paradigme. «Le Chef de l’État a demandé au Dg du port de chercher un groupement sénégalais comme concessionnaire. Après, ce groupement pourrait trouver un partenaire technique. Le Président a ensuite demandé de trouver un mécanisme, un moyen de regrouper tous les groupements qui se sont manifestés autour d’un consortium», explique Elhadji Meïssa Mbaye. Pour lui, cette démarche est salutaire parce que cela donne sens au contenu local «très cher au Chef de l’État». «On est en présence de 100 % de contenu local, car le consortium est 100 % sénégalais dans la mesure où tous ceux qui y sont des sociétés sénégalaises. On était parti sur du 60/40 et on se retrouve avec du 100 %», dit-il.


source: lesoleil.sn

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