Réunion à Abu Dhabi les 7 et 8 août

  • 31 juillet 2017 / Actualité / 8 / Emerging Africa


Réunion à Abu Dhabi les 7 et 8 août

La non-conformité de certains pays OPEP et non OPEP à l’accord de réduction de la production sera au menu d’une réunion à Abu Dhabi les 7 et 8 août prochain.

Cette réunion, qui sera présidée par le Koweït et la Russie, sera consacrée à la discussion des raisons qui font que ces pays n’appliquent pas entièrement leur engagement selon l’accord paraphé en décembre 2016, prolongé en mai 2018 et consolidé la semaine dernière. L’Algérie et le Venezuela, qui font partie du comité de surveillance de la conformité à l’accord OPEP - non-OPEP, ne prendront pourtant pas part à cette rencontre, affirme l’agence Bloomberg.

«L’Algérie est à 70% de l’application de son quota cette année, alors que le Venezuela a atteint une moyenne de 39%, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE)», indique l’article de Bloomberg qui précise que certains pays non OPEP invités à cette rencontre n’ont pas encore confirmé leur participation.

La réunion examinera les raisons pour lesquelles certains signataires de l’accord ne mettent pas pleinement en œuvre leurs coupures, alors que des pays soutiennent que les sources indépendantes utilisées par l’OPEP pour évaluer la conformité ont mis au jour qu’ils dépassent leur niveau de production. «Les objectifs pour la réduction de la production sont basés sur des estimations de production de six parties indépendantes, connues sous le nom de ‘‘sources secondaires’’», expliquent des analystes cités par Bloomberg.

L’Irak est un des pays qui s’est plaint, au moment des négociations de l’accord, de ce type d’estimations en réfutant leur exactitude. Alors que ces sources secondaires sont critiquées par des pays de l’Organisation pour leur mauvaise performance, l’Arabie Saoudite, plus grand producteur de l’OPEP, a dit prévoir d’intensifier la pression sur les pays qui ne respectent pas leurs engagements. Son voisin, les Emirats arabes unis, a tout de suite réagi en promettant de nouvelles réductions à partir de septembre, alors que leur conformité au quota a été de 60% tandis que celle de l’Irak a été de seulement 29%.

Ce dernier, deuxième plus grand producteur de pétrole au sein de l’OPEP, qui prendra part à la réunion d’Abu Dhabi, dit ne pas comprendre pourquoi il n’a pas été exclu de la décision de compression de la production surtout qu’il lutte contre l’organisation Etat islamique, comme d’ailleurs la Libye et le Nigeria qui ont été exemptés de réduction en raison des conflits internes auxquels ils font face. Le géant iranien a quant à lui augmenté sa production en bénéficiant de la levée des sanctions internationales.La mise en œuvre de l’accord de réduction de l’offre de pétrole sur le marché de 1,8 million de barils par jour semble donner bien des soucis aux pays signataires et certains font même preuve d’indiscipline ces dernières semaines. La conformité générale à l’accord est de 78% aujourd’hui, contre 95% en mai dernier après des rapports d’augmentation de la production dans certains pays, notamment en Arabie Saoudite. C’est ce qui a rendu la promesse d’une hausse constante des prix du baril difficile à concrétiser.

Du côté des Bourses, une légère hausse a été enregistrée à la fin de la semaine écoulée en raison surtout de la baisse de la valeur du dollar mais aussi de l’optimisme affiché par les pays de l’OPEP à l’issue de leur réunion lundi dernier pour consolider leur accord de limitation de la production. Le prix du brent a affiché vendredi soir 52,70 dollars à Londres. L’Arabie Saoudite promet de baisser sa production davantage en août, tandis que le marché reste aussi sensible à l’issue de la difficile élection d’une Assemblée constituante aujourd’hui au Venezuela. De nouvelles baisses de la production vénézuélienne de pétrole auront un effet dopant sur
les prix.     
 

Nadjia Bouaricha

source: EL Watan

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