Algérie : Montage automobile/ Les concessionnaires concernés vont-ils rembourser les avantages fiscaux ?

  • 10 juillet 2017 / Actualité / 391 / Emerging Africa


Algérie : Montage automobile/ Les concessionnaires concernés vont-ils rembourser les avantages fiscaux ?

Après les déclarations, les actes. Le gouvernement est sur le point de retirer les avantages fiscaux accordés aux concessionnaires automobiles qui ont décidé d’installer des usines d’assemblage automobile.

Selon le quotidien El Khabar, le gouvernement est sur le point de demander à trois concessionnaires automobiles, à savoir Renault, Tahkout, qui représente Hyundai sans que le sud-coréen ne soit actionnaire dans l’usine d’assemblage, ainsi que Volkswagen qui s’est allié à Sovac, de rembourser les avantages fiscaux qui leur ont été octroyés. Les représentants des trois opérateurs ont réalisé en un temps record, qui a suscité de l’étonnement, des «usines» de montage. Les trois projets ont même été présentés par les autorités comme des pionniers d’une industrie automobile naissante.

Le premier de ces projets, à savoir l’usine de montage de Renault à Oued-Tlélat, à Oran, a été réalisé grâce au concours des autorités publiques. Le gouvernement y a mis tout son poids. Le Premier ministre de l’époque, Abdelmalek Sellal, avait même fait le déplacement jusqu’à Oran pour inaugurer l’installation. Par contre, aucun haut responsable ne s’est déplacé à Tiaret pour assister à l’inauguration de ce qui est présenté comme l’usine de Hyundai.

Depuis son arrivée aux affaires, le nouveau ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda s’est attaqué à «l’importation déguisée» de véhicules par le biais de l’activité de l’assemblage. «L’importation déguisée, c’est fini», a-t-il clamé, avant de rappeler que ces concessionnaires ont bénéficié d’avantages fiscaux sans «tenir leur engagement». Ces avantages concernent notamment des abattements fiscaux considérables accordés à l’importation de «pièces de rechanges destinées au montage», sans que cela n’ait fait baisser les prix. Bien au contraire.

C’est justement parce que les engagements de créer des activités de sous-traitance n’ont pas été tenus que le gouvernement demande des comptes à ces concessionnaires. Mais après combien de pertes ?

Rania Aghiles


source: Algerie focus

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