Maroc : Le titre Itissalat Al-Maghrib toujours «à accumuler»



Maroc : Le titre Itissalat Al-Maghrib toujours «à accumuler»

IAM pourrait continuer de pâtir cette année d’un contexte règlementaire davantage contraignant en raison, en partie, du maintien de l’asymétrie tarifaire, facilitant l’intensification de la concurrence, estime BKGR.


BMCE Capital Global Research (BKGR) a maintenu sa recommandation «à accumuler» le titre Itissalat Al-Maghrib (IAM). Ceci, après une légère révision à la hausse du cours cible à 145 dirhams, contre 142 en mars dernier, aboutissant à des PER cibles de 22,4x en 2021 et 21,1x en 2022. Malgré l’importance des investissements à consentir dans les années à venir, l’opérateur télécoms dispose d’une forte capacité de génération de cash, notamment grâce à sa maîtrise des coûts opérationnels lui permettant de maintenir ses marges à des niveaux satisfaisants, indique AGR dans son «Equity Note – Itissalat Al-Maghrib», cité par la MAP. Bien que les activités à l’international affichent une croissance soutenue avec des revenus en renforcement (près de 48% du CA consolidé), le potentiel de la région demeure «inexploité», relève le document. Les analystes estiment que IAM pourrait améliorer davantage ses réalisations sur le continent en «pénétrant la région de l’Est». Maroc Telecom devrait également profiter de la poursuite des chantiers de digitalisation dans le Royaume, tant par les entreprises que par les administrations publiques, boostés par les effets de la crise pandémique, ce qui renforcerait le segment fixe comme le montre l’expansion du parc ADSL de 9,2% au premier trimestre 2021. En revanche, IAM pourrait continuer de pâtir cette année d’un contexte réglementaire davantage contraignant, en raison, en partie, du maintien de l’asymétrie tarifaire, facilitant l’intensification de la concurrence, estime BKGR.
Enfin, l’acquisition par Etisalat Group des intérêts d’Abu Dhabi Fund for Development dans le Groupe Maroc Telecom pourrait être perçue comme «un signal positif», notamment quant au retour à une politique normative en matière de distribution de dividendes dans le futur.


source: Le Matin.ma

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