Maroc: la production céréalière définitive estimée à 32 millions de quintaux

  • 04 septembre 2020 / Actualité / 129 / Fares RAHAHLIA


Maroc:         la production céréalière définitive estimée à 32 millions de quintaux

Selon les autorités compétentes, la production définitive des trois céréales principales au titre de la campagne 2019-2020 est estimée à 32 millions de quintaux.
Ce volume représente une baisse de 39% par rapport à la campagne précédente qui était une année moyenne pour la production (52 millions de quintaux). Le ministère de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts indique aussi que cette campagne ressort en baisse de 57% en comparaison avec une année moyenne sous Plan Maroc Vert (75 millions de quintaux). Soulignons que ces statistiques proviennent d'une enquête réalisée par la direction de la Stratégie et des statistiques du département de l'Agriculture.
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Ladite enquête fait de même ressortir que la superficie céréalière semée au titre de la campagne 2019-2020 est de 4,34 millions Ha. On note que par espèce, la production céréalière a atteint 17,7 millions de quintaux de blé tendre, 7,9 millions de quintaux de blé dur et 6,4 millions de quintaux d'orge. Le ministère rappelle que la pluviométrie au cours de cette campagne agricole s'est limitée à 239 mm à fin mai 2020, ce qui représente une baisse de 31% par rapport à la moyenne de 30 ans (348 mm) et de 19% par rapport à la campagne précédente (295 mm) à la même date.
Notons que la pluviométrie de la campagne 2019-2020 a également été caractérisée par une mauvaise répartition temporelle. Ainsi, seul le stade de levée des céréales a bénéficié d'une pluviométrie convenable, tandis que le tallage et la montaison ont souffert de périodes sèches, respectivement de 20 et 40 jours, ce qui s'est traduit par une baisse de la superficie récoltée. L'insuffisance du tallage et de montaison s'est traduite par de faibles rendements des superficies ayant résisté au déficit pluviométrique.
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Le ministère indique également que les pluies tardives, qui ont sévi durant les mois d'avril et mai, ont favorisé localement le remplissage des grains dans les zones de montagne, sans effet significatif pour les grandes zones céréalières, dont le cycle de production a été déjà achevé.


source: Albayane

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