Maroc:La blockchain, disruptive mais porteuse d'espoir

  • 26 août 2020 / Actualité / 138 / Fares RAHAHLIA


Maroc:La blockchain, disruptive mais porteuse d'espoir

Réputée pour son pouvoir disruptif, la blockchain, qui ne cesse de s'emparer de la sphère financière à travers le monde, s'insinue encore doucement dans plusieurs autres secteurs de tous horizons. Pour bon nombre de spécialistes, cette technologie révolutionnaire de transfert et de transaction est, par définition, un gage de confiance et de transparence.

Si son concept est souvent associé au bitcoin, dont la première apparition remonte à 2009, la blockchain trouve, de nos jours, place dans un large éventail de secteurs et activités de l'économie mondiale, qui vont des fois au-delà de l'imagination, allant de la finance et des assurances jusqu'aux jeux en ligne, en passant par le luxe et les procédés d'emballage. D'ici 2025, 10% du PIB international serait géré par des plateformes blockchain, prédit le Forum économique mondial (WEF).
Le Maroc y voit, entre autres, un palier pour réussir le pari de l'inclusion financière et une opportunité de promotion de l'innovation et la fintech. Mais que promet encore cette technologie qui a poussé l'écosystème financier mondial à innover et s'adapter, mais aussi et surtout à renforcer encore sa résilience ?
Force est de constater que sur les 170 fintech recensés en Afrique, environ 15%, c'est-à-dire 25 sociétés, se trouvent au Maroc et en Tunisie, selon le dernier rapport sur la stabilité financière de Bank Al-Maghrib.
De même, le Maroc figure parmi les pays qui constituent un "écosystème Fintech Emergent", autrement dit, un pays "où les autorités publiques et financières affichent un soutien renforcé à l'utilisation des technologies financières", à en croire le même rapport.
Pour Badr Bellaj, expert en blockchain, le Maroc semble "bien préparé" pour la blockchain, faisant référence à plusieurs acteurs privés et publics qui, conscients de son importance, ont pu accumuler ces dernières années une expérience dans l'usage et l'implémentation de cette technologie via "des expérimentations internes".
"Je pense que le climat au Maroc est favorable pour la blockchain, comme le reflète la réalisation de plusieurs projets à base de cette technologie ... Une donnée qui peut aider à accélérer l'instauration d'une blockchain nationale", déclare-t-il à la MAP.


source: Libération

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