Maroc: Figues de barbarie Dellahia, vertus insoupçonnées

  • 14 octobre 2020 / Actualité / 166 / Fares RAHAHLIA


Maroc:            Figues de barbarie Dellahia, vertus insoupçonnées

Le Rif est connu pour la production des figues de barbarie Dellahi, une des meilleures variétés nationales compte tenu de ses bienfaits et de son goût sucré.
La culture des figues de barbarie Dellahia se répand dans différentes zones de la province d'Al Hoceima, notamment dans les communes de Snada, Bni Boufrah, Bni Gmil Mestassa, Bni Gmil Maksouline, Targuist, Sidi Boutmim, Zerket, Bni Houdaifa et Bni Ammart. Ce fruit connaît une forte demande au sein de la province et sa commercialisation s'étend sur des villes voisines en raison de ses propriétés uniques et ses valeurs nutritionnelles multiples.
En plus d'être utilisés pour protéger et clôturer les champs agricoles, et ainsi les délimiter, les fruits de Dellahia recèlent de précieux bienfaits nutritionnels, qu'ils soient consommés crus ou sous forme de jus et confiture, outre l'extraction de l'huile essentielle de Dellahia considérée comme l'une des meilleures et des plus chères huiles naturelles compte tenu de ses multiples utilisations dans l'industrie cosmétique.
S'agissant de la culture des figues de barbarie, le directeur provincial de l'agriculture à Al Hoceima, Ahmed El Kalali, a indiqué qu'Al Hoceima regorge de différents variétés de figues, à savoir «Hamra», "Harra" et "Dellahia" considérée comme la plus connue, précisant dans ce sens que la culture de Dellahia n'était pas répandue avant le lancement du Plan Maroc Vert en 2009, la superficie plantée ne dépassant pas 3.000 hectares, avec une production de 4.000 tonnes et 20.000 tonnes toutes variétés confondues.
Cette richesse locale a souffert récemment, en raison de la propagation de la cochenille qui a mis en péril une grande quantité des figues de barbarie.
M. El Kalali a, dans ce sens, précisé que les efforts de l'ensemble des acteurs et des autorités locales ont permis de contenir ce foyer apparu dans une zone très limitée à Tamassint, et de traiter l'insecte de manière à stopper sa propagation, et ce à travers l'enfouissement des fruits infestés, ajoutant que plusieurs mesures de lutte contre cet insecte ont été prises, notamment la mise en place de comités de suivi chargés de mener des visites de terrain en coordination avec les autorités locales, l'Office du conseil agricole et l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), outre l'organisation de campagnes de sensibilisation au profit des agriculteurs et professionnels quant au danger de l'insecte et la nécessité de le traiter correctement.


source: Aujourd'hui le Maroc

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