Algérie : Marché pétrolier , En quête de stabilité

  • 20 août 2017 / Actualité / 387 / Emerging Africa


Algérie : Marché pétrolier , En quête de stabilité

En dépit des engagements réitérés par les pays membres et non membres de l’Opep, de se conformer aux clauses de l’accord portant limitation de la production, le marché pétrolier peine à retrouver l’équilibre recherché entre une offre relativement excédentaire et une demande qui demeure encore en deçà des seuils espérés.
Ainsi, les cours de l’or noir n’ont pas entamé le sursaut attendu en stagnant à des niveaux modérés, mais considérés comme adéquats. Aussi, la donne qui s’impose comme étant l’élément déterminant dans cette équation réside dans la production américaine non conventionnelle et les extractions off shore qui pèsent toujours sur le marché. Par conséquent, toute action entreprise dans le cadre du cartel ne peut se soustraire aux facteurs externes. Aussi, la question du respect de l’accord reste posée, d’autant plus que la production des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a progressé de +0,18 mbj de sa production en juillet pour atteindre 32,87 millions de barils par jour (mbj) en juillet, contre 32,69 en juin. L'offre mondiale a, quant à elle, atteint une moyenne de 97,3 mbj en juillet, soit (+0,17 mbj).
 Dans ce contexte, des données publiées par l’agence américaine d'information sur l'énergie (Energy Information Administration - EIA), au titre des «Perspectives énergétiques à court terme d'août 2017» incluant des indicateurs sur les «Projections énergétiques pour l'offre, la demande et les prix», prévoit que les prix du Brent atteignent 51 dollars le baril, en 2017, et 52 dollars/baril, en 2018. La même source anticipe une production américaine de pétrole brut moyenne de 9,3 millions de b/j en 2017 (8,9 millions de barils par jour, en 2016) pour évoluer à 9,9 millions de b/j en 2018. En septembre 2016, l’EIA avait publié un rapport «Energy Outlook 2016» sur les projections américaines dans le domaine de l’énergie à l’horizon 2040. Entre autres configurations, l’EIA avait retenu une baisse de la production américaine de pétrole brut, en 2017, à 8,6 millions de barils/jour (contre 9,4 Mb/j en 2015).
Ce volume devrait progressivement évoluer jusqu’à 11,3 Mb/j en 2040 avec une prévision à la hausse des prix du pétrole à plus de 130 dollars/baril en 2040. Des analyses peu rassurantes qui exigent des parties adhérentes à l’accord de réduction de la production de faire preuve de plus d’engagement pour permettre un retour à la normale du marché pétrolier.
 D. Akila


source: el moudjahid

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