Algérie : Foire internationale de la datte de Biskra Avec 14% de parts de marché, l’Algérie exporte à peine 3% de sa production

  • 02 novembre 2017 / Actualité / 928 / Africa-Bi1


Algérie : Foire internationale de la datte de Biskra  Avec 14% de parts de marché, l’Algérie exporte à peine 3% de sa production

 

Initié par la Chambre algérienne du commerce de l’industrie (la CACI), Biskra organise la 3eme  édition du salon international  de la datte à parti du 02 au 5 Novembre. Le Salon international de la datte de Biskra (SIDAB) commence à devenir un rendez-vous international incontournable pour les acteurs de la filière notamment pour les producteurs, les transformateurs mais aussi pour les exportateurs.

  Près de 200 participants nationaux et internationaux sont attendus à cet événement pour faire des affaires. De par son positionnement sur le marché international, l’Algérie, 4eme producteur au monde et 14% de part de marché international à son actif,  ambitionne à s’affirmer encore plus durant les prochaines années. En effet,  cette année, les exportations  ont atteint un niveau record, avec 37 millions de recette.  Un chiffre jugé important mais pas suffisant lors qu’on sait que la production de la datte s’est hissée en 2017 à 1,1 millions de tonnes. Mais, une partie cette production, estimée à 30%,  a été non valorisée et perdue à cause du manque d’infrastructures de conditionnement,   d’absence de réseaux de collecte performants, des usines de transformation qui se compte sur le bout des doigts.

« La voie de  l’export demeure  le moyen le plus privilégié pour écouler   ce produit très prisé par les consommateurs de beaucoup de pays », explique la directrice de la CACI, Ouahiba BEHLOUL qui s’est engagée  à prendre ça en charge.

 Mais des problèmes de logistique se posent ainsi que celui de certification. D’ailleurs, «  la majorité des entreprises intervenantes dans cette filière ne sont certifiées. Ce qui posé problème aux exportateurs de gagner de nouvelle de part de marché notamment dans les pays où la législation dans ce domaine et stricte. A l’image des pays de l’UE, des Etat unies, la Turquie, le Vietnam, la Chine et l’Egypte », relève Haddoud Salim,  le plus grand  et plus ancien dans le métier de l’exportation de la datte. Cet opérateur a placé  cette année  5000 tonnes sur le marché international. Il a exporté vers l’Europe, l’Amérique, l’Asie et vers l’Afrique aussi. Selon Haddoud Salim, le prix de la datte varie entre 1 euro et 10 euros. Par ailleurs, beaucoup de gens  ignorent que la datte entre dans l’activité de  transformation alimentaire. Elle  est utilisée comme une matière première pour produire certains produits dérivés dont  le sucre, le miel, la farine, le café de datte et l’aliment de bétail. Certains investisseurs se placent déjà sur ce segment. C’est le cas  de l’opérateur, Abdelmadjid Khobzi, que nous avons rencontré, s’est lancé dans la réalisation d’une usine pour la production de  sucre cristallin et du sucre en  liquide. Il consenti près 100 millions d’euros pour la construction d’une usine moderne, avec l’aide des ingénieurs iraniens qui maitrisent, selon ses dires, la technologie de cette spécialité. Avec l’entrée en production de cette usine en construction dans la région de Biskra, « nous  comptons couvrir 10% du besoin national en sucre, avec un volume de production 3600 tonnes annuellement », nous dira-t-il, en faisant savoir que « 10 usines similaires suffiront pour couvrir entièrement le besoin en sucre. Pour rappel, la production nationale en sucre couvre  à 100% le besoin du pays. Mais, il importe toujours du sucre roux pour en faire un produit fini.  Pour mémoire, l’Algérie a importé en 2016 du sucres blanc, roux, de betterave brute, de canne à sucre, sirop de lactose  pour  à 871,7 millions de dollars en 2016.

 

 


source: équipe ABI

A voir aussi