Entretien avec Chryssa Tsouraki, PDG de IN-VR Oil & Gas «Le Maroc est aujourd’hui le marché le moins risqué au monde»



Entretien avec Chryssa Tsouraki, PDG de IN-VR Oil & Gas «Le Maroc est aujourd’hui le marché le moins risqué au monde»

Le 2e Morocco Oil & Gas Summit a été riche en rencontres et networking. Plusieurs entreprises ont manifesté leur volonté d’investir dans l’exploration gazière et pétrolière au Maroc. Un marché réputé des plus attractifs au monde. Pour Chryssa Tsouraki, PDG de IN-VR Oil & Gas, co-organisateur du sommet avec l’ONHYM, des accords et partenariats devraient être conclus suite à cet événement qui a accueilli plus de 250 participants.

Le Matin : Quel bilan pour cette 2e édition du Morocco Oil & Gas Summit ?
Chryssa Tsouraki
 : Comme pour la première édition, le sommet a été une réussite. Que ce soit au niveau des participants, des échanges ou surtout du networking, ces deux jours ont été très riches et fructueux. C’est encore tôt de parler affaires et conclusions de contrats, ce qui est sûr c’est que ce type d’événements contribue à positionner le Maroc dans l’échiquier mondial des meilleures destinations d’exploration gazière et pétrolière.

Combien de participants a drainés cette grand-messe et quel est leur profil ?
Nous avons accueilli plus de 250 participants issus pour la plupart du secteur privé. Nous avons également reçu plusieurs délégations de Guinée Conakry, Nigeria, Tunisie, Mali, Mauritanie, ainsi que des représentants d’entreprises de pays divers comme la Russie, l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce, l’Égypte, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Nous avons remarqué une grande affluence d’entreprises britanniques. Pourquoi cet intérêt pour le marché marocain ?
Effectivement, cette édition a connu une présence très marquée d’entreprises britanniques. Plusieurs délégations ont fait le déplacement que ce soit pour les entreprises déjà présentes au Maroc ou d’autres qui étudient ce marché de très près. D’abord, parce qu’il existe un énorme potentiel en termes de géologie et des opportunités indéniables en termes d’exploration. Ensuite, le Maroc propose aux investisseurs un régime fiscal très attractif qui permet d’assurer une profitabilité importante. Il s’agit de l’un des meilleurs régimes fiscaux au monde, pour ne pas dire le meilleur.

Combien de nouvelles entreprises ont fait le déplacement ?
Nous comptons plus d’une trentaine d’entreprises qui visitent le Maroc pour la première fois. Les représentants de grands Players mondiaux comme le russe Transneft, l’américain Halliburton ou encore l’espagnol Enagas, ont rencontré les équipes du ministère de l’Énergie et de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) pour discuter d’éventuels investissements au Maroc.

Comment ce sommet peut-il les convaincre d'investir au Maroc ?
Pour les convaincre, nous avons initié des séances de présentations par des entreprises déjà présentes au Maroc. Celles-ci ont partagé avec l’audience leurs réalisations et les opportunités offertes par le pays et comment leur décision d’investir au Maroc s’est avérée judicieuse. Le but est donc d’encourager les nouvelles entreprises à leur emboiter le pas, et je suis sûre que, suite à ce sommet, plusieurs partenariats et opérations stratégiques seront concrétisés. D’ailleurs, après la première édition en 2014, la plupart des entreprises qui y avaient participé sont aujourd’hui présentes au Maroc ou sont en cours d’implantation. Car c’est évident, ce marché émergent ne peut qu’intéresser les entreprises du secteur, puisqu’il est le moins risqué au monde. 


source: Le Matin

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