Côte d’Ivoire :Perspectives économiques et financières de la Côte d’Ivoire 2021-2025,Des projets de rapports en cours d’élaboration



Côte d’Ivoire :Perspectives économiques et financières de la Côte d’Ivoire 2021-2025,Des projets de rapports en cours d’élaboration

Des experts des organismes étatiques en charge des questions économiques et financières sont réunis en atelier à l’hôtel Belle Côte, à Cocody, avec leurs homologues des Commissions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) autour des perspectives de l’économie ivoirienne 2021-2025.

Depuis hier, ils travaillent à l’élaboration de projets de rapports à soumettre notamment aux Conseils des ministres, puis aux Conférences des Chefs d’États et de gouvernements des zones communautaires susmentionnées. Les travaux se poursuivront jusqu'au 16 octobre.

Les travaux consisteront entre autres à analyser les projections des quatre comptes macroéconomiques de la Côte d’Ivoire, à actualiser les bases de données de surveillance multilatérale (Bdsm) et sous-régionale (Ecomac). L’atelier permettra également de calculer et analyser les indicateurs macroéconomiques sur la période de projection avant d’arriver à la rédaction des projets de rapports.

Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, Pr Bamba Ngaladjo, conseiller spécial, a indiqué que même si le respect des critères de convergences ont été suspendus dans les zones Uemoa et Cedeao pour 2020 – notamment le déficit budgétaire du fait de la Covid-19 – cet exercice doit se faire, puisque la surveillance multilatérale ne s’arrête pas pour autant. L’objectif étant de s’assurer que les fondamentaux de l’économie n’échappent à tout contrôle à la sortie de la pandémie.

Pr Bamba Ngaladjo a rappelé que la Côte d’Ivoire a tout de même perdu 5,5 points de croissance même si elle a fait preuve d’une résilience saluée (1,8 % de croissance en 2020 contre 7,2 %), alors que l’économie mondiale est en récession (-5,2 % contre 3,3 % initialement prévus, soit 8,5 points de perdus). Ce recul est de 5,6 points au niveau de la Cedeao (-2,1 % contre 3,5 % initialement prévus) et de 3,9 points dans l’espace Uemoa (2,7 % contre 6,6 % initialement prévus).

Au dire du représentant du ministre, il est important de demeurer en alerte surtout qu’à la faveur de la crise sanitaire, « les nouvelles projections des finances publiques indiquent une perte d’environ 11 % des recettes totales par rapport aux projections initiales quand les dépenses totales sont en accroissement de plus de 9 % ».

Quant à Virginie Aké Acka, Dga représentant le Dg de l’économie, elle a présenté la trajectoire des résultats des travaux. « Ces projets de rapports seront soumis aux membres statutaires du Comité national des perspectives économiques (Cnpe) qui devront les analyser pour ensuite les proposer à Monsieur le ministre de l’Économie et des Finances en vue de validation et transmission aux commissions de la Cedeao et de l’Uemoa. Et ce, avant le 31 octobre 2020 », a-t-elle précisé.

Virginie Aké Acka a aussi indiqué que les rapports attendus devront s’efforcer de garantir la viabilité du cadre macroéconomique tout en tenant compte du nouvel environnement lié à la crise sanitaire. Par conséquent, la Dga de l’économie a souligné que les réflexions sont étendues à l’impact de la Covid-19 sur l’économie en plus des problématiques traditionnelles que sont d’une part la mobilisation des ressources internes, la rationalisation des dépenses et d’autre part la gestion prudente de la dette.




source: fratmat.info

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