Côte d’Ivoire : Les PME déplorent leur faible taux d’éligibilité aux Fonds d’appui Covid-19



Côte d’Ivoire : Les PME déplorent leur faible taux d’éligibilité aux Fonds d’appui Covid-19

Au cours de la célébration des 25 ans de la Fédération ivoirienne des Petites et moyennes entreprises (FIPME) le 1er octobre 2020 à Abidjan, les administrateurs de cette fédération ont déploré le faible taux des PME éligibles aux Fonds d’appui Covid-19. En effet, sur 15 milliards de F CFA (environ 28 millions USD) décaissés pour les entreprises, 33 PME sur 33.000 ont bénéficié de 960 millions de F CFA (un peu plus de 1,7 millions USD).

« Les PME sont complètement à genoux. Nombreuses parmi elles vont mourir », s’est alarmé le président de la FIPME, Dr Joseph Boguifo. Face à la situation des entreprises impactées par la pandémie, il a annoncé la mise en place d’un fonds de 18 milliards de F CFA (un peu plus de 32 millions USD) au profit des PME membres de sa Fédération pour la relance de leurs activités. Et l’inauguration prochaine d’un nouveau siège à la taille des 27.000 adhérents.

Dans le souci d’accompagner l’Etat afin d’avoir une masse critique de PME dynamiques, complétives et contribuant au développement économique et social de la Côte d’Ivoire, Dr Joseph Boguifo a réaffirmé que sa Fédération s’aligne sur la vision du ministre de la Promotion des PME quant à la mise en place d’un cadre unique de concertation tout en respectant les principes de base. Allusion faite ainsi à la Plateforme unique des PME qui a été créée sans le consentement de la FIPME, qui a d’ailleurs brillé par son absence lors de la signature actant la naissance de cet instrument.

Des “anomalies dans le processus”

« Nous ne sommes pas partis et nous avons bien fait de ne pas partir. Ils se sont retrouvés avec 11 organisations au lieu de trois. Les conditions ne sont pas réunies pour que la FIPME signe les documents car la mission de départ n’a pas été respectée (…). Que les structures qui ne remplissent pas les conditions ne rentrent pas dans la Plateforme. Il y a des anomalies dans le processus », a-t-il déclaré aux médias.

A l’origine, ce sont trois grandes structures dont la FIPME qui ont été désignées, selon lui, pour réfléchir à la mise en place de la plateforme en question. Mais « à notre grande surprise, on nous appelle pour signer un protocole d’accord à la Chambre de commerce. Il y a un problème ! », a martelé le président de la Fédération. Qui a affirmé que son instance maintient sa position et reste toutefois ouverte au dialogue avec le ministère de tutelle et les parties prenantes signataires.

Pour Dr Joseph Boguifo, également président de l’Association des cliniques privées (Acpci), la FIPME est une organisation responsable et travaille pour le bien-être de ses entreprises membres.


source: Financial Afrique

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