Cote d'ivoire:Collecte et analyse des données, L’Ins devient l’Agence nationale de la statistique



Cote d'ivoire:Collecte et analyse des données, L’Ins devient l’Agence nationale de la statistique
Ces innovations majeures vont contribuer à mettre à la disposition du gouvernement de véritables outils d’aide à la bonne gouvernance.
En raison des insuffisances et des difficultés d’application de certaines dispositions de la loi relative au Système statistique national, la Côte d’Ivoire a décidé d’apporter des modifications dans la loi n°2013-537 du 30 juillet 2013 y relative.

Ces modifications qui visent à moderniser le système statistique national et le rendre plus efficace, ont été autorisées à l’unanimité par les sénateurs, membres de la Commission des affaires économiques et financières (Caef) le 3 septembre 2020, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro.

Ce projet de loi modifiant et complétant la loi n°2013-537 du 30 juillet 2013 portant organisation du système statistique national, présentée aux sénateurs par Nialé Kaba, ministre du plan et du développement, se caractérise par l’affirmation des principes fondamentaux qui doivent régir la matière statistique, mais aussi par la mise en place d’un dispositif cohérent dans lequel doivent s’exercer les activités statistiques, conformément aux engagements internationaux de la Côte d’Ivoire.

Notamment l’agenda 2030 pour les Objectifs de développement durable (Odd), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Charte africaine de la statistique adoptée le 4 février 2009 à Addis-Abeba par les chefs d’État et de gouvernement.

Ces modifications intervenues dans la loi précitée, comme l’a indiqué la ministre Nialé Kaba, portent sur 8 articles. A savoir les articles 2, alinéa 9; 20; 21; 22; 23; 24; 25; et 26.

Ainsi donc, les statuts juridiques du Conseil national de la statistique (Cnsat) et de l’Institut national de la statistique (Ins) ont subi des innovations.

En effet, l’Ins change désormais de dénomination pour devenir l’Agence national de la statistique (Anstat). Il s’agit, selon la ministre Nialé Kaba, de lui donner plus d’impulsion, d’autorité et d’autonomie afin de lui permettre d’être plus efficace dans sa mission.

Comme l’a expliqué l’émissaire du président Alassane Ouattara, ce changement va permettre de renforcer les moyens matériels et financiers des agents afin de les maintenir dans la structure. D’autant que le personnel est régulièrement tenté d’aller dans d’autres structures mieux distantes au plan de la renumérotation.

Une Autorité nationale de la statistique publique (Ansp) et un Fonds national de développement de la statistique (Fnds) vont également voir le jour.

Selon Nialé Kaba, maintenir le statut juridique du Conseil national de la statistique en l’état pourrait occasionner des conflits de compétences avec l’organe central du système statistique national qu’est l’Institut national de la statistique.

Elle a en outre relevé que la loi n°2013-537 du 30 juillet 2013 ne prend pas en compte des aspects majeurs de l’activité statistique, notamment le contrôle de l’activité statistique, la mobilisation des ressources nécessaires au financement durable de la production et de la diffusion des statistiques officielles.

«De plus, le statut juridique de l’inspecteur ne permet pas de satisfaire aux exigences de performance et de résultats découlant de la nouvelle vision du système statistique national» a-t-elle noté.

Le Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph) censé se dérouler en 2019, a accusé selon la ministre, un retard du fait de la survenue de la maladie à Coronavirus à travers le monde, et en particulier en Côte d’Ivoire. Alors même que tout le processus était quasiment prêt. Notamment le recrutement de 40.000 agents formés, l’acquisition des tablettes a eu lieu.

A cet effet, elle a rassuré les sénateurs que cette opération reprendra en mai 2021, sauf cas de force majeur.

Il faut souligner que les statistiques constituent un outil privilégié pour la planification et la programmation cohérente du développement. Elles fournissent aux décideurs et à tout autre utilisateur, une base fiable pour l’élaboration, la gestion, le contrôle et l’évaluation des politiques publiques.

Ainsi donc, elles sont un gage indispensable de responsabilité, d’objectivité et de transparence et constituent de ce fait, un élément essentiel de bonne gouvernance.

En terme de conclusion, la ministre s’est félicitée de la qualité des interventions qui ont eu lieu, ainsi que l’intérêt que les sénateurs accordent à la question des statistiques qui sont de véritables outils d’aide à la décision des gouvernants.


source: fratmat.info

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