Algérie : Conjoncture , Une approche économique

  • 14 août 2017 / Actualité / 443 / Emerging Africa


Algérie : Conjoncture , Une approche économique

Au-delà des chiffres, c’est toute une problématique qui impose d’être traitée dans le cadre d’une réflexion globale. La question de l’emploi et, par déduction, la lutte contre le chômage, notamment des jeunes, ne peut être appréhendée, à l’évidence, qu’à travers  le soutien à la croissance économique. La maîtrise de ce phénomène qui préoccupe les Etats, au plus haut niveau, l’Algérie ne fait pas exception, exige en fait, une stratégie de long terme, en raison de ses effets désastreux induits sur le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, voire la stabilité du pays. Les données de l’Office national des statistiques indiquent que le taux de chômage touche essentiellement les catégories des jeunes, composante majoritaire de la population algérienne, sachant que plus de 52% des chômeurs n’ont aucun diplôme. Aussi, le recul du volume de l’emploi à la période étudiée a été constaté dans les secteurs du BTP, du commerce, des services et de l’administration publique avec des soldes négatifs importants, contrairement à l’agriculture et l’industrie) qui émergent du lot avec des performances encourageantes. Des indicateurs clés qui permettent de guider l’action du gouvernement en matière de promotion de l’emploi et de lutte contre le chômage. Dans ce contexte, la démarche vise comme priorité, «une substitution progressive des emplois d’attente par des emplois durables». Aussi, la stratégie économique du pays basée sur la diversification, est censée promouvoir le renforcement de l’investissement productif dans les secteurs créateurs d’emploi comme l’Agriculture, l’Industrie, le Tourisme et l’Artisanat et, de favoriser le développement de la petite et moyenne entreprise en tant que moteur de croissance. Le plan d’action du gouvernement  qui s’inscrit dans une vision rénovée du développement, est ainsi fondé sur le principe qui consiste à «maintenir la tendance à la baisse du taux de chômage, notamment des jeunes et des diplômés». Dans ce contexte, et au titre des dispositifs publics de promotion de l’emploi, que ce soit pour l’emploi salarié ou la création d’activités par les jeunes promoteurs et les chômeurs promoteurs, les efforts des pouvoirs publics seront orientés, en priorité, vers «la rénovation et l’assouplissement du dispositif actuel d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) par la mise en place d’un nouveau dispositif plus cohérent dans sa gestion, fondé sur une approche résolument économique du traitement du chômage». Il s’agira aussi de «favoriser le rapprochement entre l’offre et la demande d’emploi », d’assouplir les procédures de gestion du marché de l’emploi et de modernisation des services déconcentrés de l’emploi pour une meilleure  synergie entre les différents intervenants. Sur un autre plan, les procédures d’appui à la création d’activité par les jeunes et les chômeurs promoteurs sont appelées à être renforcées et simplifiées, les délais de création raccourcis, et l’accès des micro- entrepreneurs au crédit bancaire facilité. La formation des porteurs de projets et l’accompagnement des promoteurs ne sont pas en reste puisqu’il sera question d’améliorer et de renforcer les dispositifs en place avec «suivi et appui post création plus marqués afin de garantir la viabilité des micro-entreprises et également par l’accès à la commande publique». Le nouveau plan de croissance va dans le même sens en axant sur le développement des startups et l’encouragement de la création d’incubateurs de projets. Cependant, les contraintes auxquelles font face les porteurs de projets créateurs de startup sont aussi bien multiples que complexes, et continuent d’entraver les initiatives des jeunes désireux de monter leur propre projet. Par conséquent, c’est au niveau de la base que devrait s’opérer l’action des pouvoirs publics pour une intervention plus efficace et plus cohérente des différents disposi
D. Akila
 


source: EL MOUDJAHID

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