Algérie : Yazid BENMOUHOUB , Directeur de la Bourse d’Alger « Etre côté en bourse est une carte d’accès au marché de l’exportation »

  • 01 novembre 2017 / Actualité / 401 / Africa-Bi1


Algérie : Yazid  BENMOUHOUB , Directeur de la Bourse d’Alger « Etre côté en bourse est une carte d’accès au marché de l’exportation »

« L’accès à la bourse est En cette période de raréfaction des ressources financières, le cap est mis sur la recherche d’alternatives pour le financement de l’économie. Avec l’assèchement des banques après une phase de surliquidités, les solutions à mettre en œuvre pour relancer l’économie ne sont pas nombreuses mais elles sont à saisir comme c’est le cas pour le marché des capitaux.  Il s’agit surtout de ne pas perdre du temps et passer à l’action pour appuyer le secteur bancaire. « Nous sommes dans une phase ou il faut appuyer le secteur bancaire », dira à ce sujet le directeur général de la Bourse d’Alger, Yazid BENMOUHOUB invité au forum d’Algérie Eco ce 31 octobre. « Le marché des capitaux à toutes les capacités pour offrir des alternatives de finances », ajoutera-t-il dans son exposé sous le thème « Marché des capitaux, meilleure alternative de financement dans un contexte de raréfaction des ressources ». Un exposé dans lequel l’orateur est longuement revenu sur le fonctionnement de la Bourse et sur les principaux facteurs qui freinent la dynamique boursière en Algérie. Une situation qui fait qu’aujourd’hui cinq après la mise en place du compartiment dédié aux PME, la Bourse d’Alger n’a pas encore de marché de PME. Ce qui fait aussi que sa part dans le financement de l’économie est insignifiante. Elle était de 0,049% en 2011 et de 0,01% en 2015. Le plus gros des crédits à l’économie est accordé par les banques publiques. Mais, la baisse de liquidités entre 2015 et 2017 ne permet pas aux banque de jouer pleinement ce rôle. D’où notamment le recours au financement non conventionnel.  Le soutien aux banques ne pourra se faire selon Yazid BENMOUHOUB que par la promotion de la Bourse. Ce ne sont pas les avantages qui manquent pour les entreprises décidant de mener cette aventure en levant des fonds à la bourse ou en s’ouvrant sur des investisseurs. Des investisseurs qui ne cherchent qu’à être mis en confiance. Ce qui manque justement pour nos entreprises loin d’être transparentes en matière de gestion. Or, c’est l’une des conditions nécessaires pour entrer en Bourse. 

En effet, selon l’invité d’Algérie Eco, la structure de nos entreprises   que ce soit au plan fiscal ou juridique expliquent cette réticence à franchir le pas de la Bourse. Et pourtant, cette ouverture ouvre de bonne perspectives que ce soit sur le marché interne ou externe. « Etre côté en bourse est une carte d’accès au marché de l’exportation », assurera le DG de la Bourse appelant les entreprises à suivre l’exemple d’AOM Invest, une entreprise activant dans le tourisme à Oran et à entamer les procédures d’entrée en Bourse. Une institution qui se prépare à adopter des changements avec notamment   lancement de la cotisation en ligne dès 2019. Un mémorandum d’entente sera par ailleurs signé entre la bourse d’Alger et la London City prochainement. La signature du mémorandum se fera en marge d’une conférence qui sera organisée à Alger et à laquelle prendront part des représentants de la London City. Ce dossier était au menu de   la visite la semaine dernière à Londres du ministre des finances, Abderrahmane Raouya. Le document portera sur les échanges entre la City et la bourse d’Alger, et les moyens de faire profiter cette dernière ainsi que les entreprises algériennes, de l’expertise de la première place financière dans le monde.

 


source: équipe ABI

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