Algerie : PLF 2018 , Soutenabilité des finances publiques, une priorité

  • 05 septembre 2017 / Actualité / 394 / Emerging Africa


Algerie : PLF 2018 , Soutenabilité des finances publiques, une priorité

Document retraçant la conduite de la politique budgétaire du pays, le projet de loi de finances focalise, par conséquent, l’essentiel du débat au sein du Parlement, mais également de l’opinion publique, en particulier lorsque la conjoncture sort de son contexte normal, comme c’est le cas actuellement.

Aussi, son processus d’élaboration se traduit à travers des orientations en matière  de cadrages contenus dans une note indiquant l’impact des variables et fixant les éléments de la politique budgétaire et fiscale dans un objectif d’équilibre. Il s’agit d’une note de première importance tant elle assure les conditions de visibilité en matière de propositions et de mesures. Dans cette optique, la conception du budget de l’État inclue les orientations budgétaires, la préparation des propositions, l’arbitrage, l’adoption du budget, et enfin, intervient la phase de mise en œuvre. Pour l’exercice 2018, et sur la base de ces mêmes paramètres, la préparation du projet de loi de finances et de budget projetée sur « une programmation à moyen terme pour la période 2018-2020 » a été guidée par le même souci portant sur la recherche de la « soutenabilité » des finances publiques.
 Une démarche inaugurée par la loi de finances 2017 qui a inauguré la mise en œuvre du premier segment de la "Trajectoire budgétaire 2017 à 2019 censée imprégner une plus grande visibilité à la politique budgétaire et amorcer le processus de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration des recettes de l'Etat.
 Le texte censé consolider les instruments de mise en œuvre du plan d’action du gouvernement portant nouveau modèle de croissance   contient par conséquent des mesures adaptées aux défis  de la prochaine étape. Dans cette optique, le vice-président du Cnes, M. Mustapha Mékidèche, a récemment déclaré que le texte dont la mouture sera débattue lors de l’actuelle session de l’Assemblée populaire nationale est censé intégrer de nouveaux "arbitrages budgétaires" devant permettre au pays de garantir la disponibilité des ressources nécessaires à ses besoins de développement, et de mieux maîtriser la cadence des importations.  
Le projet de loi de finances pour 2018 qui s’inscrit dans le sillage des mesures déjà en vigueur, en ce qui concerne la rationalisation des dépenses et les répartitions budgétaires, prévoit davantage de mesures destinées à renforcer les actions du gouvernement en matière d’austérité et d’optimisation des ressources de l’Etat. En somme, le projet de loi de finances 2018 traduit la volonté des pouvoirs publics de soutenir, à la fois, la croissance de l'économie ainsi que l'effort de l'Etat pour le développement social et notamment le soutien aux couches défavorisées.
Dans ce contexte, le vice-président du Cnes  considère que  le gouvernement devrait "se fixer comme priorité le dossier des subventions ciblées lesquelles seraient un enjeu pour la loi de finances de 2018 pour pouvoir mettre en place un système de subventions qui garantisse à la fois la cohésion sociale et évite le gaspillage des produits subventionnés".
Une ligne de conduite confirmée par le Président de la République qui, à chaque occasion, insiste sur la nécessite de préserver les acquis sociaux. Des orientations réaffirmées par le Chef de l’Etat lors de la réunion du Conseil des ministres tenue le 14 juin dernier et qui ont mis l’accent  sur « la préservation du système national de sécurité  sociale et de retraite, la promotion de l’emploi, le renforcement des mécanismes de solidarité nationale, et la poursuite de la prise en charge des catégories sociales aux besoins spécifiques ».  
Le Président de la République a relevé, à cette occasion « que la crise des prix du pétrole s’installe dans la durée » et impose au pays, par conséquent, « des défis majeurs exigeant notamment la dynamisation des réformes à mettre en place ».
Dans ce contexte, le Chef de l’Etat a souligné « la nécessité de poursuivre  la mise en œuvre de la politique de rationalisation budgétaire adoptée l’année dernière pour redresser les finances publiques à l’horizon 2019 ».
D. Akila


source: el moudjahid

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