Algérie:Pétrole, adopter un prix référentiel à 40 dollars le baril manque de vision prospective



Algérie:Pétrole, adopter un prix référentiel à 40 dollars le baril manque de vision prospective

ALGER - L’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2021 (PLF 2021) sur la base d'un prix référentiel du baril de pétrole à 40 dollars est une démarche qui manque de vision prospective de la situation économique, au vu de l'instabilité et des fluctuations du marché mondial du pétrole, fortement impacté par les répercussions de la crise sanitaire, ont estimé mercredi des membres de l'Assemblée nationale populaire (APN).

Lors d'une plénière de l'APN consacrée au débat des dispositions de ce projet de loi en présence du ministre des Finances Aymane Benabderrahmane et de membres du gouvernement, des députés ont indiqué que l’élaboration de cette loi sur la base d'un prix référentiel à 40 dollars le baril de pétrole n'était "pas raisonnable" et manquait de vision prospective qui prévoit tous les scénarios possibles pour le marché mondial du pétrole, dans un contexte marqué par la volatilité des prix, depuis le début de la crise sanitaire en décembre 2019.

Dans ce cadre, la députée Louiza Malek (Mouvement de la société pour la paix) a rappelé qu'à l'époque de l’aisance financière, lorsque les cours mondiaux de l'or noir oscillaient entre 110 et 140 dollars entre 2012 et 2013, le prix référentiel adopté dans les lois de finances était quasiment au niveau actuel. "Pourquoi alors maintenir le même prix de référence dans le PLF 2021, malgré la chute faramineuse des cours du pétrole».

Concernant le déficit budgétaire estimé à 2.784 milliards de Da, elle s'est interrogée sur les mécanismes que le gouvernement entend adopter pour le combler.

Quant à l'amélioration du recouvrement fiscal, Mme. Malek a fait état de 22 articles contenus dans ce projet de loi relatifs à l'élargissement de l'assiette fiscale, estimant qu'il n'y a réellement que neuf articles liés aux procédures d'élargissement de l'assiette fiscale, tandis que le reste concerne l'augmentation des taux d'imposition déjà appliqués.

Elle a relevé que le salarié et le simple ouvrier sont toujours la principale source des recettes fiscales ordinaires, devançant celles de l'impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS).


source: ALGERIE PRESSE SERVICE

A voir aussi