Algérie : Marché Informel , Les grossistes proposent une solution fiscale

  • 05 novembre 2017 / Actualité / 601 / Africa-Bi1


Algérie : Marché Informel   ,                                               Les grossistes proposent une solution fiscale

Les acteurs qui activent dans le secteur informel veulent sortir de l’ombre, un collectif de près de 100 distributeurs de produits de large consommation ont déposé une demande de création d’une association nationale des distributeurs il ya plus de six mois, leur objectif étant de fédérer et conformer à la loi l’ensemble des commerçants dont l’activité échappe partiellement ou totalement aux impôts.

Selon Yahi Kamel vice président de l’association nationale des distributeurs,  l’idée a germé en 2011 à l’issue des événements liés à la flambée des produits de large consommation ; a travaillé sur une proposition de solution fiscale en concertation avec un groupement d’industriels, composé entre autre de l’association des producteurs algériens de boissons.

Actuellement en projet, l’idée consiste à demander aux pouvoirs publics de faire appliquer aux distributeurs informels, un impôt unique annuel sur la base de données objectives tel que l’emplacement de l’activité explique Yahi Kamel.

L’impôt unique que compte proposer l’association nationale des distributeurs (une fois agréée) ferait le consensus entre les membres de cette association naissante et permettrait une formalisation des différents distributeurs grossistes, considère que la solution ne peut être que fiscale, il suffit que le gouvernement invite les opérateurs pour s'aligner autour des solutions envisageables commente le vice président de l’APAB.

Selon le vice président de l’APAB Sahbi Othmani « un dialogue franc entre les différents protagonistes est la première étape vers la connaissance et compréhension des différents enjeux.  Nous avons pensé que le premier pas devait être fait par les grossistes envers le gouvernement afin de prouver leur bonne foi et leur disposition à trouver enfin une issue à ce qui continue à scléroser toute l'économie » c’est dans cette optique que l’APAB a suggéré aux distributeurs de s'organiser en corporation.

Pour Sahbi Othmani, tête de proue du groupement d’industriels impliqués dans cette réflexion, si la fiscalité actuelle viendrait à être appliquée et respectée par les différents maillons de la chaine de distribution, une inflation inévitable sur l'ensemble des produits composant le panier de la ménagère s'opérera par effet induit immédiat. « Cette inflation sera au minimum de 15% jusqu'à 30% pour les produits dont la valeur est inférieur à 50 dz ».

La grande majorité des transactions se font sans facture sachant que la fiscalité appliquée est de 2% sur chaque facture ou transfert de propriété, sachant que les produits changent au minimum deux fois de main avant d’aboutir chez le client final.

C’est la première fois qu’un dialogue s’installe et murit entre maillons de la distribution et industriels pour trouver une solution aux pratiques informelles qui d’une part ralentissent l’activité des producteurs et de l’autre mettent des opérateurs distributeurs dans le risque de se faire épingler par les services de contrôle des impôts.

Le premier ministre a récemment évoqué la possibilité d’appliquer une amnistie fiscale pour intégrer l’informel vers le secteur formel.


source: équipe ABI

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