Algérie-Les entreprises en perte de vitesse



Algérie-Les entreprises en perte de vitesse

Les perturbations socio-économiques du quotidien des citoyens créées depuis plusieurs semaines dans toutes les régions du pays, sont à l'origine de la baisse de fréquentation des routes, des sites touristiques et sont pour beaucoup dans la baisse de fréquentation des guichets et bureaux bancaires. Particulièrement durant les jours de repos où, se déplacer, relève d'une aventure. 
Du fait des évènements que notre pays vit depuis plusieurs semaines émaillés par des rassemblements populaires qui n'en finissent pas, le secteur du tourisme est plombé. Partout, que ce soit en hauteur dans les montagnes, dans les plaines ou en bordure de mer, les activités sont au point mort. Déjà, faisant triste mine de par les prestations de service qu'ils offrent et les prix qu'ils affichent, les hôtels, restaurants et autres lieux de dépaysement, sont confrontés de plein fouet à cette situation. Elle est similaire à celles sportives ou de jeunesse pratiquement en veilleuse. Ce qui rend difficile les possibilités d'investissements ou concrétisations d'affaires dont celles spécifiques à l'animation culturelle. Que ce soit dans les plaines, les régions côtières ou montagneuses les gestionnaires comptabilisent les jours et les nuits où les caisses restent vides faute de clientèles.
Pis, nombre de touristes en provenance de différents et nombreux pays d'Europe et d'Asie annulent jour après jour leurs réservations sur l'Algérie y compris dans les régions qui, traditionnellement sont vouées à de grandes fréquentations. Actuellement, on en est au calme plat ou à des activités d'un calme qui n'aspire pas à l'optimisme tant dans le domaine du tourisme, de la restauration, l'hôtellerie que dans les secteurs de la pêche et de l'immobilier. Les principaux acteurs éprouvent des difficultés à amortir leurs frais générés par des effectifs en nombre. Notamment les gérants des hôtels et autres espaces touristiques. Totalement inactif, chacun de son côté, se morfond dans son petit coin dans l'attente d'une résurrection de l'activité touristique, un secteur où le pessimisme n'est pas prêt de reprendre à la hausse.
Comme d'ailleurs dans beaucoup d'autres où la tension est palpable au contact des clients. Il en est ainsi des institutions financières. Pour cause de fermeture elles ne peuvent, en l'état actuel des choses, répondre à la demande de leurs clientèles entre fournisseurs, commerçants et autres. Ceux-ci ne sont pas en mesure de régler leurs créanciers ou les salaires de leurs effectifs. Cette situation est palpable dans l'ensemble des secteurs socio-économiques. Celui du tourisme, entre-autres, véritablement mort depuis la mi-février 2019. Les sites habituellement fréquentés jusqu'à des heures avancées de la nuit ressemblent à des cités fantômes au grand dam des consommateurs ou utilisateurs. Cette situation risque de s'éterniser si l'on considère les menaces des marcheurs de persister dans l'utilisation de la marche, leur arme favorite car sans violence. Cette situation risque de s'éterniser ce qui ne réduit en rien l'espoir des lendemains meilleurs qui alimentent l'esprit des uns et des autres. Un espoir que perturbe toutefois, la politique des «rideaux baissés» de nombreuses institutions.
Dans le lot, il y a celles qualifiées de puissant facteur de développement économique du pays. Le comble est qu'il n'y a pas de meneur des marches. Selon nos sources, plusieurs opérateurs économiques connus pour s'être impliqués dans des affaires de corruption à coups de millions d'euros, ont fui le pays. Du fait de la situation que nous vivons actuellement ajoutée aux opérations de blanchiment d'argent et de transfert illicites d'importantes sommes en devises, le contrôle relève de l'impossible. A l'exemple de ce qui se passe à Annaba où, depuis quelques semaines, l'on évoque des enquêtes judiciaires sur les activités de nombreux et importants opérateurs économiques. En tout état de cause, un d'entre eux a tout plaqué en Algérie pour s'installer en Allemagne.
C'est ce qu'il avait tenté de faire initialement en France mais, identifié, il a été inquiété. Il est fortement soupçonné d'avoir transféré des fonds à l'étranger. Comment ? Personne n'a de réponse. Mais personne ne peut expliquer, non plus, comment devenu homme d'affaires, cet individu installé en Algérie, précisément à Annaba depuis 2011 seulement ; à l'ascension fulgurante a réussi à acquérir des biens à l'étranger, lui dont les activités sont essentiellement concentrées sur le bâtiment en Algérie.
 


source: La Nouvelle République

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