Algérie-Le secteur privé réclame une plus grande place Economie



Algérie-Le secteur privé réclame une plus grande place  Economie

Longtemps à l'ombre du secteur public, le privé entend aujourd'hui ne plus jouer les seconds rôles. Les entreprises privées créent de l'emploi, contribuent au produit interne brut et beaucoup d'entre elles arrivent à exporter. L'Union nationale des industriels producteurs et transformateurs estime que le privé est aujourd'hui incontournable et ne peut plus se contenter du rôle d'appoint. 
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Pas question de se contenter d'un rôle secondaire, le secteur privé entend s'imposer comme incontournable. Le président de l'Union nationale des industriels producteurs et transformateurs (UNIPT) l'a clairement dit hier à l'occasion d'un forum qui a regroupé producteurs et transformateurs.
Ali Guerfa affirmait en effet, jeudi, que « l'évolution du secteur public s'est faite à l'ombre du secteur et des organisations étatiques pour arriver à s'imposer comme un secteur incontournable dans une conjoncture économique lourdement impactée par la crise pétrolière on lui reconnaît désormais le rôle de levier» alors que ce même secteur a été trop longtemps considéré comme un appoint de soutien au secteur public, et a toujours été relégué au second rang par les pouvoirs publics alors que, dit-il, les chiffres sont éloquents.
En effet, la part du secteur privé dans le produit intérieur brut est passée de 42% en 2000 à 70% en 2015. D'autre part, il intervient dans le domaine de l'emploi à hauteur de 60% et à 61% dans la rémunération des salaires. De plus, l'économie verte et numérique est presque totalement portée par de jeunes entrepreneurs issus du secteur privé qui réalisent une bonne partie des programmes gouvernementaux.
L'industrie automobile, quant à elle, se développe rapidement en Algérie encore une fois grâce aux projets d'investissements initiés par des opérateurs privés. Ces derniers interviennent également dans la réalisation des programmes de logements, de télécommunications et de l'énergie, entre autres.
Sur le plan fiscal, la contribution du secteur privé dans les hydrocarbures a augmenté de 5% entre 2010 et 2015 et de 55% en matière de contribution fiscale hors hydrocarbures. Il est le premier pourvoyeur d'emplois puisque les effectifs ont augmenté dans le secteur privé contrairement au secteur public.
C'est pour toutes ces raisons, assure le président de l'UNIPT, que le secteur privé doit être au cœur de la nouvelle politique économique pour lui permettre de jouer pleinement son rôle de contribution à l'effort de stabilisation macroéconomique, à la promotion des exportations hors hydrocarbures, à la transformation globale de l'économie par la réduction du chômage.
N. I.
 


source: Le Soir d'Algérie

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