Algérie : Le gouvernement sonne l'alerte Gaspillage de l'électricité:

  • 30 août 2017 / Actualité / 432 / Emerging Africa


Algérie : Le gouvernement sonne l'alerte  Gaspillage de l'électricité:

Chiffres à l'appui, le ministre a tenu à démontrer que l'Algérie figurait parmi les pays de la région et au monde entier où l'énergie est la moins chère. 
Chiffres à l'appui, le ministre a tenu à démontrer que l'Algérie figurait parmi les pays de la région et au monde entier où l'énergie est la moins chère.
Le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, a sommé les gros consommateurs d'électricité à rationaliser leur consommation, évoquant une "réflexion" au niveau du ministère, applicable à moyen ou à long termes, pour que les tranches à très forte consommation électrique paient le prix de cette énergie à "son juste prix", c'est à dire sans bénéficier du soutien de l'Etat.
S'exprimant lors d'une cérémonie de remise de décision de nomination du directeur de la région Est et des décisions et passations de consignes de plusieurs directeurs de distribution, organisée par la SDC (Société algérienne de distribution de l'électricité et du gaz), Guitouni a pointé du doigt le "gaspillage" de l'électricité qui continue de porter préjudice au Trésor public en raison des subventions conséquentes décaissées annuellement pour soutenir les prix de l'énergie.
"En juillet dernier, on est arrivé à un pic de consommation électrique de 13.900 MW et il ne restait pratiquement rien dans le sac. La Sonelgaz a su gérer la situation et a évité le recours aux délestages. Elle est arrivé à produire 1.000 MW supplémentaires dans des conditionstrès difficiles pour arriver à14.000 MW contre 13.000MW en 2016", a-t-il observé.Mais, a-t-il poursuivi, "cetteconsommation record estcertes le résultat de la canicule qui a marqué cet été,mais elle est surtout le fruitdu gaspillage" qui continue decaractériser la consommationdes quelque 6 millions de clients sur les quelque 9 millions que compte la société.
"Nous gaspillons trop, et si on continue comme ça il va falloir qu'on revoie le prix defaçon à ce que les gros consommateurs paient plus cherl'électricité", a-t-il lâché dans un point de presse tenu à l'issuede la cérémonie."Les couches défavoriséesvont continuer à payer le prix subventionné mais les riches doivent payer le juste prix", a-t-il soutenu.Cependant, aucune augmentation des prix, même pour les gros consommateurs, n'est prévue "pour le moment", at- il insisté.
"Pour le moment, il n'y a aucune décision concernant l'augmentation du prix del'électricité ou de l'énergie en général", a-t-il tranché en ajoutant que l'avant-projet deloi de finances pour 2018 "neprévoit pas pour l'instant d'augmentation dans les prix de l'énergie".Chiffres à l'appui, le ministre a tenu à démontrer que l'Algérie figurait parmi lespays de la région et au monde entier où l'énergie est la moins chère. A titre d'exemple, en Algérieon paie 1,77 DA pour la première tranche de consommation électrique (250 à 500KWh), qui regroupe en principe les couches les plus défavorisées, contre 9,06 DA au Maroc et 3,39 DA en Tunisie.
La deuxième tranche, qui concerneune consommationmédiane, est payée à 4DA leKWh en Algérie contre10,7DA au Maroc et 7DA enTunisie alors que la 4etranche, qui regroupe les grosconsommateurs, est facturéeà 4DA en Algérie, à 15,98DA au Maroc et à 14 DA enTunisie."La réflexion sur les prix doitêtre axée sur la 4e tranche,c'est à dire les gros consommateurs",a-t-il insisté.
Cette différence ne se limite pas à l'électricité mais touche également les carburants, puisqu'avec une consommation annuelle de 15 millionsde tonnes, l'Algérie pratiqueles prix les plus bas de larégion.Le prix moyen de l'essence, par exemple, est fixé à 32 DA/litre alors que ce carburant coûte en réalité 125 DAà l'Etat. Au Maroc on paiel'essence à 85 DA/litre et enTunisie à 67 DA.Evidemment, la différence entre les coûts réels de l'Energie et les prix de vente estprise en charge par le Trésorpublic.
Revenant sur la production électrique de la Sonelgaz durant l'été, il a, encore une fois, pointé du doigt le gaspillage qui pousse l'entreprise,regrette-t-il, "à produire des quantités supplémentairesqui lui coûtent des milliardsde dollars/an"."En 2018 il faut mettre en place 2.000 MW d'électricité en plus. Cela nous coûte uninvestissement global entre 3 à 4 milliards de dollars", a-t-il avancé.
Le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, a sommé les gros consommateurs d'électricité à rationaliser leur consommation, évoquant une "réflexion" au niveau du ministère, applicable à moyen ou à long termes, pour que les tranches à très forte consommation électrique paient le prix de cette énergie à "son juste prix", c'est à dire sans bénéficier du soutien de l'Etat.
S'exprimant lors d'une cérémonie de remise de décision de nomination du directeur de la région Est et des décisions et passations de consignes de plusieurs directeurs de distribution, organisée par la SDC (Société algérienne de distribution de l'électricité et du gaz), Guitouni a pointé du doigt le "gaspillage" de l'électricité qui continue de porter préjudice au Trésor public en raison des subventions conséquentes décaissées annuellement pour soutenir les prix de l'énergie.
"En juillet dernier, on est arrivé à un pic de consommation électrique de 13.900 MW et il ne restait pratiquement rien dans le sac. La Sonelgaz a su gérer la situation et a évité le recours aux délestages. Elle est arrivé à produire 1.000 MW supplémentaires dans des conditionstrès difficiles pour arriver à14.000 MW contre 13.000MW en 2016", a-t-il observé.Mais, a-t-il poursuivi, "cetteconsommation record estcertes le résultat de la canicule qui a marqué cet été,mais elle est surtout le fruitdu gaspillage" qui continue decaractériser la consommationdes quelque 6 millions de clients sur les quelque 9 millions que compte la société.
"Nous gaspillons trop, et si on continue comme ça il va falloir qu'on revoie le prix defaçon à ce que les gros consommateurs paient plus cherl'électricité", a-t-il lâché dans un point de presse tenu à l'issuede la cérémonie."Les couches défavoriséesvont continuer à payer le prix subventionné mais les riches doivent payer le juste prix", a-t-il soutenu.Cependant, aucune augmentation des prix, même pour les gros consommateurs, n'est prévue "pour le moment", at- il insisté.
"Pour le moment, il n'y a aucune décision concernant l'augmentation du prix del'électricité ou de l'énergie en général", a-t-il tranché en ajoutant que l'avant-projet deloi de finances pour 2018 "neprévoit pas pour l'instant d'augmentation dans les prix de l'énergie".Chiffres à l'appui, le ministre a tenu à démontrer que l'Algérie figurait parmi lespays de la région et au monde entier où l'énergie est la moins chère. A titre d'exemple, en Algérieon paie 1,77 DA pour la première tranche de consommation électrique (250 à 500KWh), qui regroupe en principe les couches les plus défavorisées, contre 9,06 DA au Maroc et 3,39 DA en Tunisie.
La deuxième tranche, qui concerneune consommationmédiane, est payée à 4DA leKWh en Algérie contre10,7DA au Maroc et 7DA enTunisie alors que la 4etranche, qui regroupe les grosconsommateurs, est facturéeà 4DA en Algérie, à 15,98DA au Maroc et à 14 DA enTunisie."La réflexion sur les prix doitêtre axée sur la 4e tranche,c'est à dire les gros consommateurs",a-t-il insisté.
Cette différence ne se limite pas à l'électricité mais touche également les carburants, puisqu'avec une consommation annuelle de 15 millionsde tonnes, l'Algérie pratiqueles prix les plus bas de larégion.Le prix moyen de l'essence, par exemple, est fixé à 32 DA/litre alors que ce carburant coûte en réalité 125 DAà l'Etat. Au Maroc on paiel'essence à 85 DA/litre et enTunisie à 67 DA.Evidemment, la différence entre les coûts réels de l'Energie et les prix de vente estprise en charge par le Trésorpublic.
Revenant sur la production électrique de la Sonelgaz durant l'été, il a, encore une fois, pointé du doigt le gaspillage qui pousse l'entreprise,regrette-t-il, "à produire des quantités supplémentairesqui lui coûtent des milliardsde dollars/an"."En 2018 il faut mettre en place 2.000 MW d'électricité en plus. Cela nous coûte uninvestissement global entre 3 à 4 milliards de dollars", a-t-il avancé.
 


source: Le Midi Libre

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