Algérie-Campagne oléicole à Béjaia.. Tendance de la production à la baisse

  • 10 février 2019 / Actualité / 186 / Africa-Bi1


Algérie-Campagne oléicole à Béjaia.. Tendance de la production à la baisse

Un dépit donc des prévisions de la Direction des services agricoles, qui tablent cette année sur une production de 17 millions (un million de moins par rapport à la saison 2017-2018), le taux moyen de rendement au quintal constaté à travers quelques huileries laisse dubitatif. 
La campagne oléicole, qui touche vers sa fin en ce mois de février, n'annonce pas un rendement qui suscitera la satisfaction des agriculteurs de la région. Considérée, à juste titre d'ailleurs, comme la wilaya la plus riche en matière d'oléiculture, eu égard à sa superficie oléicole et au nombre d'oliviers, Béjaia ne s'attend pas, cette année, à faire un remake de l'année 2005, qui a vu la production d'huile atteindre le seuil des 27 millions de litres. En dépit donc des prévisions de la Direction des services agricoles, qui tablent cette année sur une production de 17 millions (un million de moins par rapport à la saison 2017-2018), le taux moyen de rendement au quintal constaté à travers quelques huileries laisse dubitatif. «Les prévisions des services agricoles sont approximatives, pour ne pas dire fausses», affirme un jeune paysan de la région de Tazmalt.
D'une oliveraie à une autre, le rendement au quintal accuse une différence de presque 10 litres, indique notre interlocuteur. La différence a, en effet, de quoi étonner.
Un quintal d'olives, lorsque la saison est bonne, donne en moyenne jusqu'à vingt litres. Or, cette année, on a constaté un rendement des plus faibles, comme nous avons pu le constater dans une huilerie du côté des Ath-Abbas, soit 11 litres pour un quintal. Pourtant, la haute Soummam est réputée pour sa grande production, en raison de la superficie plantée d'oliviers. Cela étant dit, et à en croire les responsables de la DSA, le rendement vers la fin décembre s'élèverait à 21 litres le quintal d'olives.
Ce manque à gagner est dû, selon les spécialistes de la direction des services agricoles, à la sécheresse qui a frappé ces dernières années le pays, ainsi qu'à la maladie de la mouche, qui a sévi également à travers la région. Mais on reste toutefois optimistes pour les années à venir. «On peu doubler la production, à condition de moderniser les méthodes de cueillette. Les moyens classiques de ramassage et de cueillette ont montré leur limite, et surtout leurs nuisances sur les oliviers», préconise-t-on.
Sur un autre plan, il faut sans doute noter que le secteur n'est pas aussi développé qu'on le pense.
Beaucoup de manques freinent considérablement son essor et l'alignement de l'huile algérienne aux standards internationaux. Le manque de matériel, comme les filets et les caisses auxquels s'ajoute le déficit en récipients appropriés de conservation (bouteilles en verre fumé et cuves en acier inoxydable), sont autant de facteurs qui font que l'huile algérienne est boudée sur les marchés à l'exportation.
 


source: Le Temps d'Algérie

A voir aussi