Algérie : 600 millions dollars d’économie en réduisant de moitié ses importations de blé dur

  • 06 novembre 2017 / Actualité / 569 / Africa-Bi1


Algérie : 600 millions dollars d’économie en réduisant de moitié ses importations de blé dur

 

L’Algérie devra cumuler ses importations en 2016-2017  à près de 8 millions de tonnes de blé dur et de blé tendre, pour combler le manque de sa production et, par ricochet, satisfaire la demande interne qui demeure fortement dépendante du marché extérieur.

 

Durant cette saison, la production algérienne de blé a atteint 35 millions de tonnes, contre 34 millions de tonnes durant la période précédente. Loin du record réalisé en 2008-2009 avec une super production dépassant les 61 millions de tonnes. Depuis cet exploit, la production céréalière a évolué en dents de scie, sans jamais égaler ce record.

Il faut dire que la culture céréalière est fortement dépendant des conditions climatiques qui prévalent en Algérie, même si la surface exploité est, d’année en année, en croissance. A ce titre, durant la saison qui vient de s’écouler,  3,5 millions d’hectares ont été exploités  pour la production de blé tendre et blé dur. Cependant, la récolte en blé dur a été plus importante de celle du blé tendre. A titre d’exemple, la quantité importé en en blé dur est réduise de moitié  en 2016-2017, réalisant une économie estimée  à 600 millions dollars, selon les chiffres dévoilés,  par le directeur général de l'Office algérien interprofessionnel des céréales, (OAIC), Mohamed Belabdi, à l’occasion du lancement de la campagne-labours-semailles 2017-2018.

S’agissant  du blé tendre, l’Algérie a dépensé la somme de 1,1 milliards de dollars pour reconstituer ses réserves et faire face à la demande intérieur.   Nonobstant cette diminution importante en importation de céréales, l’Algérie reste le troisième grand pays importateur de céréales, après l’Egypte et l’Indonésie. Pour rappel, l’Algérie consomme principalement le blé tendre mais cultive essentiellement le blé dur en raison de conditions climatiques plus favorables à cette dernière variété.

Dans un autre registre, le président de l’Union national des paysans algériens, Mohamed Alloui, joint par téléphone, nous a exprimé les inquiétudes des fellahs sur les pertes occasionnées lors de la récolte. « La perte de blé est  estimée à 30% de la production. Ce manque a gagné est dû essentiellement à la vétusté du matériel de moissonnage-abattage, aux mauvaises conditions de transport et de stockage », déplore Mohamed Alloui. Mais, cet aspect semble être pris en considération par les responsables de l’OAIC qui veille à la régulation du marché céréalier. « Nous avons mis cette année 1500 nouvelles moissonneuses-batteuses à la disposition des agricultures », rétorque  Mohamed Belabdi que nous avons interpellé  sur cette problématique. « Nous avons définitivement réglé le problème lié à la perte de blé », clame-t-il.  Par ailleurs,  il est utile de signaler que le chef de l’Etat a pris, en 2014,  l’engagement d’atteindre l’autosuffisance  en blé dur, à l’horizon 2019.  A ce propos, le premier ministre Ahmed Ouyahia avait rappelé cet engagement lors de passage devant le Parlement à l’occasion de la présentation de sa feuille du gouvernement qu’il dirige. A ce propos, il a indiqué que son Exécutif veillera  « à l’extension des surfaces agricoles irriguées pour les porter à un million d’hectares, à travers  la valorisation et la consolidation du potentiel existant sur une surface de 261.000 hectares, la création de nouveaux périmètres avec la mise en valeur effective de 370.000 hectares ainsi que la création de nouveaux grands périmètres d’irrigation totalisant 331.000 hectares. » 


source: équipe ABI

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