Algérie: 35e salon international de l’Assihar , Redorer le blason d’un carrefour commercial



Algérie: 35e salon international de l’Assihar , Redorer le blason d’un carrefour commercial

La 35e édition du Salon international de l’Assihar (Tamanrasset) se tient, cette année, dans un contexte économique particulier marqué par le défi de conquérir le marché africain. Une ambition qui se confirme à travers les moyens déployés pour réussir cette manifestation devant consolider les liens commerciaux entre l’Algérie et les pays du voisinage du Sud.

Placé sous le thème «Tamanrasset portail du marché», l’Assihar accueille, du 26 décembre 2021 au 8 janvier 2022, plus de 150 opérateurs issus du domaine de l’exportation en plus de 100 exposants représentant les différents segments de la production nationale et étrangère. En dehors de l’esplanade, deux grandes tentes ont été dressées par les associations locales afin d’organiser des soirées en invitant des groupes musicaux de Tamanrasset. Une ambiance festive qui prévaut et captive la curiosité des visiteurs, avant d’aller à la découverte des produits exposés dans les stands du Salon international de l’Assihar.
Et pour abriter cette manifestation, devenue une tradition pour la population locale, deux chapiteaux géants ont été dressés dans l’enceinte de l’ancien marché l’Assihar qui recevait, jadis, des commerçants venant de tous bords. À l’intérieur de cet espace s’alignent des stands mettant en valeur divers produits concernant le textile, l’habillement, l’électroménager, les matériaux de construction, l’ameublement, les produits détergents, les produits agroalimentaires, les condiments et les produits artisanaux. À l’entrée de la grande esplanade, une vingtaine de petits chapiteaux ont été érigés au bonheur des adeptes de l’artisanat. Parmi les exposants phares de ce salon, le groupe public Logitrans, qui a marqué sa présence à la 35e édition de l’Assihar par l’inauguration d’une base logistique qui se veut une structure d’accompagnement pour les exportateurs et un levier du commerce extérieur vers l’Afrique.
Quant à l’affluence des visiteurs, elle a été beaucoup plus importante les deux premiers jours, selon les exposants, qui voient que l’imposition d’un ticket d’entrée de 50 dinars pourrait impacter l’afflux des visiteurs alors que l’événement n’est qu’à son troisième jour.
«Nous aspirons qu’un jour l’Assihar renouera avec son ancienne réputation du grand carrefour commercial. Certes, il y a un semblant de reprise d’activité, mais ça reste insuffisant. Autrefois, les commerçants venaient du Mali, du Niger, de la Libye, de la Tunisie et de l’Egypte. Aujourd’hui, les étrangers sont de moins en moins présents dans ce salon», indique Boubker, artisan ayant pris part au salon.
L’Assihar, la plus ancienne manifestation économique du Sud, est organisée, rappelons-le, par la filiale de la Safex «Expert» en coordination avec l’Agence de promotion du commerce extérieur Algex. Il est le troisième rendez-vous commercial tenu cette année dans les wilayas frontalières, après la Foire internationale d’El-Moggar ayant eu lieu à Tindouf, fin août dernier, et le Salon national destiné au marché africain initié, en septembre dernier à Adrar, par l’Association nationale des commerçants, des investisseurs et des artisans.

source: horizons.dz

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